Bienvenue
L’Union des Etudiants Communistes agit depuis dix ans sur la fac de Saint-Quentin, pour créer un espace de débat, de réflexion et d’action pour changer
l'université, nos vies et la société.
L’Union des Etudiants Communistes agit depuis dix ans sur la fac de Saint-Quentin, pour créer un espace de débat, de réflexion et d’action pour changer
l'université, nos vies et la société.
Alors que Darcos a supprimé 11200 postes en 2008, l’annonce du bidget 2009 fait froid dans le dos ! 15 000 suppressions supplémentaires ! Et jusqu’à 40 000 en trois ans ! Lorsqu’il s’agit de sauver des banques, le gouvernement trouve l’argent ! Lorsque l’on veut faire des économies, on brade le service public d’enseignement...
Les arguments de Darcos ne tiennent donc pas ni sur le plan financier, ni sur le plan démographique. En effet, la natalité française est repartie à la hausse depuis l’an 2000... mais les nouveaux élèves qui commencent à arriver n’auront pour accueil que des classes surchargées, un encadrement amoindri, des moyens en constante régression.
Un dernier petit jeu pour vous décider à lutter tous ensemble et à nous retrouver le 19 octobre :
Quels ont été les profits du CAC 40 en 2007 ? [1]
Quel est le budget de l’Education nationale à la même période ? [2]
Réponses
Le 8 septembre dernier, Valérie Pécresse a signé une convention avec OSEO pour le lancement de prêts étudiants sans caution personnelle. Ces prêts avec intérêts sont proposés en accord avec le groupe Banque Populaire et l’organisme de crédit CETELEM.
L’Union des Etudiants Communistes de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines ne peut que s’étonner d’une telle mesure, décidée une nouvelle fois sans aucune concertation avec les organisations étudiantes et qui ne répond en rien aux attentes des étudiants.
Loin d’être une avancée comme le prétend la Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, ce dispositif de prêt étudiant constitue un grave recul par rapport aux prêts à taux zéro jusqu’ici proposés par le CROUS. En effet, les « prêts Pécresse » auront des taux d’intérêt fixés par les banques, sans contrainte et sans limite, selon les évolutions du marché. Les vrais gagnants de ce transfert de gestion des prêts étudiants du CROUS vers des organismes privés, ce ne sont bien évidemment pas les étudiants mais les établissements bancaires à l’affût de nouveaux marchés. Ces derniers ne s’y sont pas trompés en investissant, en cette rentrée 2008 et avec la bienveillance de la direction de l’UVSQ et des services de la vie étudiante, l’enceinte même de l’université.
En tout état de cause, ce dispositif ne répond nullement aux attentes des étudiants, comme le montre le peu d’enthousiasme suscité par les prêts d’honneur du CROUS. Cette réticence des étudiants à s’endetter est on ne peut plus légitime au regard de la précarité, de l’incertitude et de l’instabilité du marché du travail actuel avec la recrudescence des CDD, du travail intérimaire et du chômage des jeunes, y compris des diplômés, favorisée par la politique dite de « flexibilité » des gouvernements de droite à la solde du MEDEF. S’engager dans la voie de l’endettement ne permettra pas aux étudiants d’aller au bout de leurs ambitions et fragilisera encore un peu plus les plus modestes d’entre eux, conduits à renoncer à s’engager dans des études longues plutôt que de vivre plusieurs années avec une épée de Damoclès au-dessus de la tête, dans la crainte de ne pouvoir rembourser la somme du prêt contracté et des intérêts. Et dans le meilleur des cas, il n’est pas supportable que les étudiants, une fois insérés dans le monde du travail, passent leurs premières années de salariés à rembourser des dettes !
L’UEC VSQ a d’autres ambitions pour les étudiants que ce droit à l’endettement. Les étudiants communistes appellent le gouvernement à prendre
des mesures autrement plus efficaces, plus adaptées et plus justes que l’endettement et qui permettrait véritablement à chaque jeune d’accéder à l’enseignement supérieur, de pouvoir étudier à
plein temps et d’être autonome. Alors qu’en cette rentrée, les étudiants font face à une hausse du coût de la vie, notamment des frais d’inscription,
et à une détérioration de leurs conditions d’études, l’Union des Etudiants Communistes attend des réponses à la hauteur de l’urgence sociale dans laquelle se trouvent de nombreux étudiants,
telles que la suppression des frais d’inscription et la mise en place d’une allocation de formation et d’une allocation de recherche de premier emploi.
Quid de la démocratie?
Notre lettre est toujours sans réponse, la motion des élus étudiants et la pétition des élus et responsables associatifs sont toujours méprisés, mais malgré tout, Sylvie Faucheux n'a pas pu ignorer la presse.
Les propos de la présidente de l'UVSQ recueillis par David Canova dans Les Nouvelles du 11.06.08 (ci-dessous) et sur Tv Fil 78 (journal du 11.06 en ligne) ne répondent pas du tout aux questions qui lui sont posées.
Elle prétend au contraire aller dans le sens de la démocratie en donnant unilatéralement des responsabilités à la poignée d'élus étudiants qui ont survécu à la réforme LRU! Comble du mépris pour
les étudiants, elle s'arroge le droit "d'équilibrer les forces étudiantes"!!! Nous dénonçons avec la plus grande fermeté ces propos qui portent atteinte à la souveraineté des étudiants
quant au choix de leurs représentants et nous exigeons de savoir quelles intentions se cachent derrière.
Pour les étudiants, "ça ne change rien"
C'est là la force de la stratégie de Mme Faucheux: pas besoin de consulter les étudiants puisque nous ne
voulons rien faire de plus pour eux. Pourtant alors que tout les ans la sonnette d'alarme est tirée sur l'échec à l'université, les problèmes vitaux de logement, de santé, pour se nourrir, et
l'accès à la culture, aux sports, aux loisirs, etc, Le seule service dont la mission statutaire est de tout mettre en œuvre pour "améliorer la qualité de la vie étudiante indissociable de la
qualité de la formation universitaire", devient une direction (en la matière les termes ne sont pas neutres) dont on liste de manière exhaustive les missions!
Il y a bien renoncement au "par et pour les étudiants" au profit des logiques comptables et étriquées de madame Faucheux qui veut "éviter les doublons" pour "plus de lisibilité".
Le SCVE connait suffisamment de lacunes dans sa gestion, en particulier vis à vis des personnels et quant à la manière dont sont accomplis ses missions (disparition l'an dernier du Forum des
associations), pour que tout le monde reconnaisse le besoin de le réformer. Seulement dans la logique de Sylvie Faucheux il n'est pas question de progresser.
Rappelez-vous vos promesses!
L'Union des Etudiants Communistes considère que la soi-disant meilleure implication des étudiants en les
nommant chargés de missions dans différents services n'est qu'un écran de fumée. Madame Faucheux devrait peut-être commencer par relire les engagements qu'elle a pris par le passé pour se faire
élire, et les respecter (titularisation et recrutement de personnels pour le SCVE, ouverture d'antennes, faciliter les conditions d'utilisation des locaux,...).
Nous lui rappelons une fois de plus que la vie associative de l'UVSQ n'a rien à voir avec ce qui est affiché dans ses clips de propagande. Aujourd'hui plus que jamais nous sommes sous la
contrainte de l'administration qui agit constamment de manière unilatérale et avec brutalité. Nous lui rappelons l'exemple récent de l'arrachage des affiches de l'ensemble des associations dans
le hall Vauban, les menaces de retrait des agréments, et l'exigence d'un contrôle a priori de la communication des associations.
De toute évidence, l'UVSQ n'a aucunement l'intention de laisser les étudiants intervenir dans sa gestion, même dans les affaires qui les concerne le plus directement.
Depuis 1968 les étudiants ont acquis un rôle croissant dans la gestion des Université. En cohérence avec les politiques de Nicolas Sarkozy, Sylvie Faucheux revient aujourd’hui sur ces acquis. L’UEC dénonce cette stratégie et demande :
· Que soit reporté effectivement le projet de réforme pour laisser place à la concertation
· Que le service de la vie étudiante ait pour mission d’être un guichet unique géré par les étudiants pour améliorer leurs conditions de vie indissociables de leurs conditions d’études
· Qu’à ce titre le service de la vie étudiante conserve et développe l’ensemble de ses compétences, en particulier en matière d’aide sociale, de logement, de vie associative et culturelle et de citoyenneté
· Que soit régularisé immédiatement le statut des personnels du SCVE
· Que la réforme associe mieux les étudiants à la gestion du SCVE et au projet de maison des étudiants, condition indispensable pour satisfaire réellement leurs besoins et permettre leur épanouissement à l’Université
Cet été, les conseils de l’UVSQ examineront un projet de restructuration des services de l’UVSQ dans lequel le Service Commun de la Vie Etudiante (SCVE) disparait au profit d’une Direction de la Vie Etudiante.
Considérant que ce projet organise le dessaisissement des étudiants des questions qui les concernent, nous tenons à exprimer nos plus vives inquiétudes sur l’avenir de la vie étudiante à l’UVSQ. Nous regrettons que ce projet n’ait donné lieu à aucune concertation, en contradiction avec une indispensable exigence de démocratie.
Par conséquent, nous exigeons le report de ce projet et que s’engage dès que possible une vaste concertation de l’ensemble des acteurs concernés (étudiants, associations, syndicats, élus, personnels, partenaires, conseils notamment le CEVU et le Conseil du SCVE…) sur l’état de la vie étudiante à l’UVSQ et le service chargé de la faire vivre, tant dans ses missions, que ses moyens et sa structure.
A l’occasion des 10 ans du SCVE il est indispensable d’évaluer collectivement les missions qu’il accomplit et les besoins auxquels il doit répondre pour entamer les réformes nécessaires en donnant une place centrale aux aspirations aujourd’hui insatisfaites. En aucun cas cette discussion ne peut avoir comme préalable la disparition de la direction étudiante au profit d’une direction administrative, mais doit au contraire tenir compte de l’ambition constitutive du Service de la Vie Etudiante : rapprocher les acteurs et améliorer la vie des étudiants en réunissant dans un même lieu l’ensemble des services indispensables à la vie étudiante.
Premiers signataires :
Union des étudiants communistes, REFLEX', ICARE, UNEF, HUMANITUDE, ATTAC Campus, Nicolas Bescond (étudiant - conseilleur municipal de Guyancourt), Julien Iborra (conseiller municipal de Trappes, ancien élu à l’UVSQ), Olivier Magnan (secrétaire de Reflex’), Khaled Gaiji, Crystal Maguet (élue au CEVU), Thanh (trésorier Icare), Sébastien (Icare), Cédric Clérin (ancien Vice Président du CEVU, secrétaire général du Mouvement Jeunes Communistes de France), Clément Ortega-Pelletier (ancien responsable syndical et élu à l’UVSQ), Clément Brelaud (reponsable ATTAC Campus), Clément Troux (étudiant, ancien VPE et élu CEVU), Yoann Sibille (étudiant, dernier directeur du SCVE, élu au CEVU),...
Signez et faites signer la pétition| Décembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | |||||
| 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | ||||
| 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | ||||
| 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | ||||
| 28 | 29 | 30 | 31 | |||||||
|
||||||||||
Commentaires