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L’Union des Etudiants Communistes agit depuis dix ans sur la fac de Saint-Quentin, pour créer un espace de débat, de réflexion et d’action pour changer
l'université, nos vies et la société.
L’Union des Etudiants Communistes agit depuis dix ans sur la fac de Saint-Quentin, pour créer un espace de débat, de réflexion et d’action pour changer
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La liste ASSOS UVSQ a très largement remporté les élections aux conseils centraux de l’UVSQ. Ses élus auront la lourde tache de représenter la majorité des étudiants dans les conseils et d’agir dans leur intérêt . Or, la gestion de l’UVSQ depuis quelques années ne se fait pas dans l’intérêt des étudiants mais seulement dans le souci de s’adapter à la mise en concurrence des tous les établissements d’enseignement supérieur! Nous assistons à la fermeture de filières, à des suppressions de postes, nous subissons la surcharge des amphis et des TD, et la précarisation croissante des personnels comme des étudiants. Peu à peu tous les emplois sont transformés en emplois précaires au détriment de la qualité du service rendu. Aujourd’hui ce sont des étudiants qui assument l’accueil des bâtiments, demain, avec la loi LRU, nos professeurs seront des vacataires! Les élus ASSOS UVSQ ont une part de responsabilité dans cette évolution. En remplaçant le forum des associations par une foire à la précarité et à l’endettement, en favorisant l’expression des intérêts corporatistes plutôt que le débat entre tous les étudiants, en ouvrant les portes de l’Université à l’expression des intérêts privés, ces élus ont considérablement modifié l’UVSQ. Nous appelons les élus de l’Université à se reposer la question du rassemblement des étudiants pour changer la donne à l’Université. L’absence de travail collectif, alors que nous connaissons une totale refonte de l’enseignement supérieur, fait le jeu de la droite qui progresse fortement dans notre université et qui fera avancer son projet de classe. L’UNI agit dans l’intérêt du patronat. Son projet entrainera la généralisation des discrimination sociales dans l’accès à l’Université et la privatisation des savoirs. Il faut se rassembler pour porter une alternative pour l’Université!
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Les chiffres (source: SCVE) Repartition des suffrages globaux: 1-ASSOS UVSQ : 1936 voix (53%) 2-UNEF : 1069 (29%) 3-UNI : 558 (15%) 4-LEBON : 63 Repartition des sièges : 1-ASSOS UVSQ : 14 elus (majo absolue) 2-UNEF : 9 elus 3-UNI : 3 elus Repartition des sièges au CEVU : -ASSOS UVSQ : 9 elus (majo absolue) -UNEF : 5 elus -UNI : 2 elus Secteur Sciences Santé (cevu) : 1-ASSOS : 70% (+2%) 2-UNEF : 22,8% (-8%) 3-UNI : 7% (+7 %) Secteur SSH / SJP (cevu): 1-ASSOS : 40,2 % (+13%) 2-UNEF : 35,8 % (-10 %) 3-UNI : 24 % (+8 %) Conseil D'Administration : 1-ASSOS : 3 sièges (936 voix, 51,6%) + 5,7% 2-UNEF : 1siège (535 voix,29,5%) - 11,7% 3-UNI : 1 siège (279 voix, 15,3%) + 7,4% 4-LE BON : 0 siège (63 voix, 3,4%) + 3,4% |
L’histoire apprend, au premier chef, que le système colonial, en contradiction avec les principes affichés par la République française, a entraîné des massacres de centaines de milliers d’Algériens ; et qu’il les a dépossédés, "clochardisés" - pour reprendre le terme de l’ethnologue Germaine Tillion - à une grande échelle, exclus de la citoyenneté, soumis au code de l’indigénat, et sous-éduqués, au déni des lois en vigueur.
Elle nous apprend aussi qu’il y eut de multiples souffrances de Français, parfois déportés en Algérie pour raisons politiques, ou embrigadés dans les guerres coloniales, ou encore pris dans un système dont ils sont devenus, à son effondrement, les victimes expiatoires - comme l’ont été les harkis, enrôlés dans un guêpier qu’ils ne maîtrisaient pas -, sans compter ceux qui ont soutenu l’indépendance algérienne et qui en ont payé le prix.
Quelles qu’aient été les responsabilités de la société, c’est bien la puissance publique française qui, de 1830 à 1962, sous la Ve République, a conduit les politiques coloniales à l’origine de ces drames. Sans omettre la complexité des phénomènes historiques considérés, c’est bien la France qui a envahi l’Algérie en 1830, puis l’a occupée et dominée, et non l’inverse : c’est bien le principe des conquêtes et des dominations coloniales qui est en cause.
En même temps, nous sommes attentifs aux pièges des nationalismes et autres communautarismes qui instrumentalisent ce passé. Ainsi qu’aux pièges d’une histoire officielle qui utilise les mémoires meurtries à des fins de pouvoir, figeant pour l’éternité la France en puissance coloniale et l’Algérie en pays colonisé. Et c’est précisément pour les déjouer - comme pour déjouer les multiples formes de retour du refoulé - que nous voulons que la souffrance de toutes les victimes soit reconnue, et qu’on se tourne enfin vers l’avenir.
Cela peut être accompli non par des entreprises mémorielles unilatérales privilégiant une catégorie de victimes, mais par un travail historique rigoureux, conçu notamment en partenariat franco-algérien. Plus fondamentalement, dépasser le contentieux franco-algérien implique une décision politique, qui ne peut relever du terme religieux de "repentance". Et des "excuses officielles" seraient dérisoires. Nous demandons donc aux plus hautes autorités de la République française de reconnaître publiquement l’implication première et essentielle de la France dans les traumatismes engendrés par la colonisation en Algérie. Une reconnaissance nécessaire pour faire advenir une ère d’échanges et de dialogue entre les deux rives, et, au-delà, entre la France et les nations indépendantes issues de son ancien empire colonial.
Paris-Alger, le 30 novembre 2007.
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