10 000, puis 20 000 et 40 000 jeudi dernier. Nous étions 50 000 hier dans les rues de Paris!
"Nous" c'est d'abord les lycéens, les premiers visés, à qui Darcos explique qu'ils s'exitent pour rien. Pourtant l'échec scolaire n'est pas apparu hier, et c'est toujours la même soupe qu'on leur
sert: la théorie du Mamouth, les fonctionnaires payés à rien foutre etc. On arrive à des classes surchargées, à la suppressions des interventions extérieures, des heures de soutien, des options
en demi-groupe (à 15 minimum)...
Ce sont leurs profs, dont on s'acharne à pourrir les conditions de travail. Mr Sarkozy proposait de mettre des policiers dans les établissements scolaire. Peut-on commencer par embaucher des
surveillants et des profs?
Ce sont leurs parents, qui ne sont pas dupes du manège de la droite: combien valent 11200 profs payés une misère contre les 15 milliards d'euros par ans accordés aux plus riches lors du "paquet
fiscale"?
Ce sont maintenant les étudiants et les professeurs des écoles. Car de la LRU l'été dernier, en passant par le rapport Pochard pour l'application du socle commun de Fillon, aux suppressions des
réseaux de soutien en primaire et le rétrécissement au minimum des programmes, ce sont les mêmes logiques qui s'appliquent.
En supprimant la carte scolaire, de la maternelle à l'Université, ce sera la loi de la sélection. En accordant l'autonomie budgétaire et pédagogique on entérine un enseignement à plusieurs
vitesses: des voies élitistes où survivront l'accès à la culture et en dessous tout un panel d'établissements plus ou moins ghettoisés.
Le systeme éducatif français a de sérieuses lacunes, mais aujourd'hui l'UMP veut l'enterrer plutot que se donner les moyens d'une réforme ambitieuse qui permette la réussite de tous, pas
seulement dans les logiques comptables de la réussite au bac ou de l'insertion professionelle, mais selon des critères nouveaux qu'il faut inventer collectivement. Le premier d'entre eux pourrait
être le droit à l'accès au plus grand nombre de savoirs pour permettre l'émancipation de chacun.
Au lieu de ça, on raccourçi les bacs pro, on finance l'éducation privé trop souvent sectaire et archaïque, on laisse les étudiants échouer car trop pris par le
besoin de gagner leur vie, on résume les jeunes à des délinquants potentiels.
L'Union des étudiants communistes de l'UVSQ appelle tous les étudiants à se joindre à la mobilisation.
par UEC VSQ
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